Le souffle de l’ange • Chapitre 7

Le changement de décor perturba un peu Camille, le temps de s’adapter. Les éclairages halogènes du hall avaient fait place à quelques lueurs timides, dispensées par les réverbères et parsemés dans l’obscurité immense. La fraîcheur humide, aux effluves de goudron, avait remplacé la chaleur rassurante et camphrée de l’hôpital.

Camille boutonna sa veste et remonta son col, avant de cheminer le long des murs du bâtiment, recherchant un abri pour téléphoner. Le tissu en coton de sa veste laissait passer la fraîcheur.
Camille sentait le frissonnement de la chair de poule courir sur sa peau. Elle marcha quelques mètres avant d’apercevoir, près du bâtiment de la maternité, un angle de mur protégé du vent et des regards indiscrets.
Dans l’obscurité elle chercha, dans son sac, son portable à tâtons. La jeune femme sortit son téléphone et composa le numéro de Christine. Les tonalités résonnaient dans le creux de son oreille, tandis qu’elle suppliait intérieurement son amie de décrocher rapidement. Le message laconique d’absence lui répondit.

. . .

© 2020 « Le souffle de l’ange » Alain A. Minet